- TRAITEMENTS DE SURFACE POUR LA VISSERIE -
Procédés pour décaper, désoxyder et irradiquer la rouille.

 

En premier lieu, il convient de comprendre que l'on ne va évoquer ici que quelques procédés relativement artisanaux permettant de décaper et/ou dérouiller les différentes pièces metalliques.
Artisanaux car à la portée de tout un chacun nécessitant peu de matériel particulier si ce n'est, souvent, quelques produits que l'on trouvera au "Brico" du coin.
Certains de ces procédés s'appliquent aux métaux férreux et d'autres à l'aluminium, cuivre et métaux dits précieux.
Le confrontation au problème de la rouille pour tout bricolo qui se respecte est un problème auquel on doit forcément se mesurer et ce, personnellement du moment que l'on ne bénéficie pas d'un professionnel à proximité étant en mesure d'effectuer les travaux désirés. Il faut donc forcément trouver des solutions de substitution!

La seule ambition est de faire ici une petite liste de ces procédés sans rentrer dans les détails car d'autres l'ont déja fait bien avant et de façon parfois très approfondie.
Ces différents moyens de "décrasser" la ferraille (du plus léger au plus corrosif) sont les suivants :

 

Procédés à effet mécanique :

  • La brosse metallique et le papier à poncer ou mieux, le touret.
  • Le microbillage et le sablage
  • Le bac à ultrasons

Procédés à effet chimique :

  • Le Coca-Cola
  • Le vinaigre blanc
  • Le jus de citron (de préfence mélangé à du sel)
  • Les décapants chimiques (genre "V33")
  • Les dérouillants
  • L'acide sulfurique
  • L'acide chlorydrique
  • L'electrolyse ou bain d'acide de soude

 

Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive et chacun sera libre de la compléter.

 

Sachez en préambule que la corrosion ou oxydation et, par la même le traitement de celles-ci, fragilisent les pièces traitées. Les propriétés mécaniques et élastiques s'en trouvent plus ou moins modifiées (pour les ressorts par ex).
De même, une désoxydation chimique appliquée à des pièces ayant un traitement de surface spécifique aura tendance à annihiler ce traitement. On peut ici parler de certains pignons de boite de vitesses, de certaines parties metalliques en frottement constant comme les tourillons et manetons de vilebrequin...
Une définition de certains traitements est disponible à la page suivante :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Traitement_thermique_superficiel

 

Brosse metallique, papier à poncer et touret

Ici, nul besoin d'explication! Chacun comprendra que le moyen le plus immédiat pour décaper ou dérouiller une vis ou une pièce metallique reste la bonne vieille brosse metallique. Il existe différentes qualités de brosses en fer, laiton et autres avec des degrés de dureté différents.
Le papier à poncer peut être utile aussi surtout pour les décapages et notamment les parties arrondies ou convexes. Encore, faut il utiliser le grain approprié aux travaux prévus.
Dans cet ordre d'esprit, la paille de fer (que l'on trouve facilement au rayon éponges et serviettes) est relativement prescrite pour nettoyer les chromes (de jantes par exemple) sans les abîmer. C'est aussi grâce à la paille de fer et au Belgom que l'on peut facilement polir l'alu.

Enfin, pour les mieux équipés et les plus paresseux (mais surtout ceux qui en ont compris très vite l'intéret !), reste le touret.
Moins pratique que la brosse pour les parties peu accessibles des pièces, il fait gagner un temps considérable et surtout apporte une plus grande efficacité de ponçage.
Il est toutefois conseiller de l'utiliser en portant une paire de lunettes de protection et dans un endroit aéré car si la pièce metallique à travailler est très oxydée, la poussière de limaille ou de rouille que dégagera le touret en décapant se dissipera tout autour de vous et ira aussi s'incruster dans les poumons. C'est particulièrement vrai lorsque l'on ponce une tubulure d'échappement par exemple.
A signaler enfin que la méthode de la brosse ou du touret, meme si elle a tendance à rayer la pièce travaillée reste néanmoins une solution qui n'attaque pas directement le métal puisqu'elle travaille seulement sur la couche de rouille ou de peinture. A moins d'insister vraiment, cette méthode préserve en partie le traitement de surface initial du métal qui peut ainsi éviter une nouvelle corrosion trop rapidement.
Terminons en évoquant les brosses métalliques qui se montent sur les perceuses et qui sont à mi-chemin entre la brosse métallique et le touret. Pour une plus grande facilité de travail, on pourra leur adjoindre un flexible qui permet d'être plus à l'aise dans les parties peu accessibles.

 

Microbillage et sablage

Le sablage est l'action d'envoyer une fine poussière de sable ou de billes de verre sous pression contre une surface. La pression étant assuré par l'air produit par un compresseur. Plus il y a de pression, plus fort est l'impact et donc le décapage. Plus le diamètre du granulas projetté sera gros, plus il y aura de degats à la surface de la partie à traiter. C'est pour cela qu'il existe différents diamètres de projectiles et dans des matières différentes aussi. On peut trouver des sacs de sable standart pour sablage au "Kiloutou" du coin.
Le microbillage est le même procédé que le sablage à ceci près qu'il s'applique très généralement dans une cabine close car les projectiles sont plus fins, plus légers, plus chers et, par conséquent, permettent de traiter des pièces plus délicates comme les carbus par exemple.
Le microbillage assure un rendu plus proche du poncage et du lissage que du décapage comme c'est le cas du sablage plus agressif.
Vous trouverez sur le lien suivant de très bonnes explications pour construire simplement et à peu de frais une cabine de sablage :
- http://www.ma500.fr/amoi/index.php?2006/11/20/15-le-sablage-j-en-ai-marre-de-gratter
La grande qualité du sablage et du microbillage par rapport à un décapage chimique, c'est que l'on peut traiter des pièces en alliage tels que le magnésium ou l'aluminium (sur des carters moteurs par exemple). Un décapage chimique ferait fondre ces alliages ou les ternirait irrémédiablement.

 

Le bac à ultrasons

De taille et d'efficacité variable, les premiers prix se situent aux alentours d'une trentaine d'euros mais à ce prix, c'est plus un gadget qu'autre chose. Un bon nettoyeur à ultrasons se négocie dans les mille euros! Au pire, on choisira un modèle avec réchauffage d'une capacité de 3 L et qui coûte dans les 300 euros mini.
Le principe est un peu le même que celui des micro-ondes car il s'agit de créer des ondes qui vont directement attaquer les mollécules de rouille ou de saleté à la surface du métal.
Plus exactement, des transducteurs font vibrer à très haute fréquence la cuve, ce qui génère une cavitation (c'est-à-dire la formation et l’implosion de millions de petites bulles d’air dans un liquide). Ces bulles d’air dégagent une énergie considérable et une forte chaleur (plusieurs milliers de degrés) lorsqu’elles implosent à la surface de la pièce à nettoyer -- ça pète comme définition! -- Une bonne explication sur le fonctionnement est fournie ici
Pour plus d'efficacité, on peu rajouter justement un peu de vinaigre ou de jus de citron à l'eau qui servira de solution pour traiter la pièce. Toutefois, une vraie station de nettoyage aux ultrasons s'utilise avec un produit spécifique et assez cher.
Un bon exemple se trouve sur le lien suivant : http://www.r4-4l.com/forum/viewtopic.php?id=6289
Dans les casses modernes, on trouve souvent de grands nettoyeurs à ultrasons pour assurer un meilleur rendement et une plus grande souplesse d'utilisation.

 

Le Coca-Cola

En fait, cela fonctionne plus ou moins bien à partir de n'importe quelle boisson sucrée et gazéifiée : Coca, Orangina, Fanta... et même la bière fermentée!
Le principe est le même que pour le citron avec, en général, un effet bien moins rapide. Comptez bien 2 à 3 jours de bain pour une pièce moyennement oxydée.
Bien sûr, il est possible de mélanger coca avec vinaigre ou citron et même sel. Attention cependant de ne pas jouer à l'alchimiste fou!

On prend du Coca basique, on y trempe un pièce oxydée.

Pas de réaction visible et après 48 heures de bain, on s'aperçoit que la pièce est encore loin d'être désoxydée.
En revanche, c'est suffisant pour raviver un métal terni car pas de risque d'attaque trop fulgurante.

 

Le vinaigre blanc

Très connu des ménagères pour ses propriétés de revitalisation des couverts et des cuivres, c'est un fort détartrant lorsqu'on le fait bouillir en y trempant les pièces à traiter. C'est notamment vrai pour détartrer les bouilloires justement. L'effet est plus marqué en y ajoutant du sel.
Il est moins efficace si on l'utilise à froid et il faut laisser tremper bien plus longtemps les pièces dans celui-ci pour que l'effet de désoxydation se produise (plusieurs heures pour une pièces peu rouillée).
L'odeur qui s'en dégage est assez désagréable même s'il sagit initialement de vinaigre.
A noter que les pièces ayant trempé dans un bain de vinaigre ressortent avec une pellicule légèrement visqueuse qui rend difficile ensuite leur nettoyage avec un solvant ou un dégraissant.
Le rinçage à l'eau savonneuse est aussi conseillé mais faire tremper des pièces métalliques désoxydées dans de l'eau n'est pas la meilleure solution pour prévenir le retour de la rouille.
Dans le même ordre d'idée, il paraît que le fait de tremper plusieurs minutes des pièces ternies (pas oxydées) dans une casserole contenant de l'eau portée à ébullition avec une grande quantité de feuilles d'oseille ravive l'eclat du métal?! Je n'ai jamais essayé.

 

Le jus de citron

Naturellement acide, il est plus efficace et moins désagréable que le vinaigre blanc.
On privilégiera le jus de citron vert plus concentré et on rajoutera un peu de sel afin d'augmenter l'effet d'attaque de la solution.
Pour bien faire, il faudrait aussi faire bouillir cette solution ce qui permettrait notamment de mieux dissoudre les cristaux de sel.
Attention, la solution au jus de ciron perd de son pouvoir au bout de seulement 3-4 utilisations.

On rajoute alors les pièces telles qu'ici, une vis 6 pans, un écrou, une rondelle.
Sans être vraiment rouillées, ces pièces commencaient à s'oxyder.

La réaction commence à se faire au bout de quelques secondes et l'on voit apparaitre un foisonnement de petites bulles.
Au bout de 2 heures, plus de bulles et des pièces deja bien décrassées!
En approchant le nez, l'odeur produite rappelle celle de l'acide sans toutefois être aussi marquée.

Reste plus qu'à enlever les pièces et à les tremper dans un solvant ou un dégraissant - ici, j'ai pris de l'essence à laquelle j'ai rajouter un peu d'acètone! -
L'essence F marche pas mal aussi.

On peut ensuite faire sécher les pièces et l'on constate qu'elles sont exemptes d'oxydation ou de peinture.
De plus, contrairement à l'acide ou au vinaigre, il n'y a pas de film résiduel qui continuerait à attaquer ces pièces.

Au final, on a donc des pièces plutôt bien nettoyées et un bain de citron-acide pouvant encore servir même s'il a perdu de son acidité.

 

Les décapants chimiques

Contrairement aux autres procédés, on ne s'occupe ici que de la peinture, pas de l'oxydation. Peut être devraient-ils être donc considérés comme la solution chimique la plus lègère quoique... je préfère ingérer du vinaigre que du décapant!
Les décapants sont de plus en plus nombreux sur le marché. Ils existent pour le bois ou le fer ou les deux. L'un des premiers etait celui de la marque "V33".
Leur effet est plus ou moins garanti selon qu'ils se présentent sous forme de gel ou de couche plus liquide à appliquer au pinceau (dans mon cas et autant que possible, je privilégie l'immersion complète).
Il faut souvent attendre plusieurs heures avant que la couche de peinture ne commence à se boursouffler et à se décoller. Il faut ensuite gratter à la spatule ou avec un chiffon sec pour tout enlever.
Le trempage dans un solvant ne se fera qu'une fois la couche de décapant enlevée car sinon elle va se mélanger au solvant et donnera des boulettes qui risquent de rester accrocher à la pièce traitée et rendront le nettoyage de celle-ci plus difficile.
Le grand avantage de ces décapants est qu'ils n'attaquent pas directement le métal et peuvent donc servir à décaper des pièces en alu (par exemple) sans danger de corrosion.
Inconvénient : ne traitent pas la rouille.

 

Les dérouillants ou transformateurs de rouille

Par ce terme, je désigne les produits qui sont censés combattre la rouille en transformant celle-ci en une couche noiratre qui protégererait des intempéries et du temps en empéchant l'hydrogène d'atteindre à nouveau les parties oxydées ou qui pourraient l'être.
Ils sont nombreux en passant de la peinture antirouille au destructeur de rouille ("Framento, Julien, Rustol...").
Autant dire que je n'ai jamais été convaincu à la fois par leur efficacité dans le temps et par leur prix assez élevé aujourd'hui encore.
Une mention toutefois assez bien pour le Rustol qui crée une sorte de couche de vernis qui est assez efficace sous peine qu'on ne la casse pas (car assez friable une fois durcie). De plus, on peut l'appliquer sur des parties soumises à de fortes chaleurs comme les échappements. De surcroît, pour les parties inaccessibles, on peut le vaporiser car il existe sous forme de bombe aérosol.

 

L'acide sulfurique

Autant le dire, on rentre là dans une catégorie de produits plus dangereux qu'il convient de manipuler avec, au minimum des gants, dans un espace aéré (car les vapeurs dégagées attaquent les métaux avoisinants (dommage pour la belle R1 flambant neuve qui trône fièrement dans le garage et qui voit deja toutes ses vis attaquées!) et en ayant à proximité de quoi se rincer les yeux ou les éventuelles parties du corps en contact avec ces produits.
Pas d'alarmisme mais juste quelques précautions.
L'acide sulfurique est généralement celui que l'on met dans les batteries. Il devient difficile à trouver et il convient d'aller directement dans une pharmacie où on aura plus de chance.
Pour les petites pièces, on privilégiera l'immersion, pour les grandes, l'application au pinceau. Ne cherchez pas à le vaporiser car là, vous courez à la catastrophe!
Il est recommandé de l'utiliser dilué plus ou moins fortement avec de l'eau (déminéralisée si possible). Le problème étant que dans ce cas, les molécules d'eau viennent aussi attaquer la surface traitée et vont s'y incruster ce qui aura tendance à faire rouillée plus rapidement la pièce une fois sortie de l'acide.
Cruel dilemme que celui d'avoir à utiliser de l'eau pour un travail plus régulier alors qu'on sait que cela provoquera au final un phénomène inverse à celui recherché.
A signaler que l'acide laisse un film (jaunatre ou veratre) que l'on pourrait qualifier de gras qui rend difficile le rinçage parfait de la pièce qui le cas échéant continuera à être attaquée. Surtout quand on sait que le meilleur moyen de rincer l'acide reste l'eau!!! Vous voyez qu'on en revient à ce que je disais!
La réaction de l'acier trempé dans l'acide est immédiate et provoque un dégagement de vapeur toxique assez fort dont il convient de se méfier. Parfois, il suffit de laisser la pièce à traiter à peine quelques secondes ou quelques minutes dans l'acide. La surveillance visuelle du résultat escompté est la meilleure solution. Ne surtout pas essayer de traiter l'aluminium avec les acides car ils fondent littéralement à leur contact. Dernière recommandation, utiliser des contenants en verre ou plastique épais pour les opérations liées à l'utilisation et au stockage de cet acide ainsi que pour le chlorydrique.

 

L'acide chlorydrique

Inutile de s'étendre : résultat identique au précèdent mais en plus rapide et plus efficace. Donc en plus dangereux aussi.
L'acide chlorydrique se trouve beaucoup plus facilement, même en grandes surfaces et est peu cher.
Le trempage des pièces sera moins long qu'avec le sulfurique sinon les pièces risquent d'être rongées pour de bon.
Veuillez noter que l'acide attaque en revanche très difficelement la peinture.
La solution d'acide a un durée de vie et donc de réutilisation assez élevée en général.

 

Les bains de solutions de soude ou Electrolyse

C'est de loin le procédé le plus efficace mais aussi le plus complexe à mettre en oeuvre. Il demande un minimum d'équipement et de manipulations. Il faut aussi un espace bien aéré ou ventilé.
Vous trouverez des très bon posts sur l'electolyse aux pages suivantes :

- http://www.ma500.fr/amoi/index.php?2006/12/02/37-electrolyse
- http://id19p.over-blog.com/article-5643668-6.html
- http://www.r4-4l.com/forum/viewtopic.php?id=6289
- http://www.derfsdesign.net/article.php?sid=54
- http://www.la-detection.com/dp/message-9703.htm
- http://jef-and-son.frbb.net/restauration-f1/derouillage-electrolitique-t195.htm
- http://restauration125dtmx.allmyblog.com/64-derouillage-par-electrolyse.html
- http://www.scooterlambretta.org/lambretta-restauration-76.html
- En Anglais : http://antique-engines.com/electrol.asp

Concernant ce procédé, j'ajouterai qu'au départ, j'avais utilisé un chargeur de batterie et que malgré 6 heures d'utilisation non stop, rien ne semblait s'être produit au niveau de la réaction. C'est alors que j'ai décidé de remplacer le chargeur par une alimentation de PC (comme parfaitement indiqué ici) et là, miracle, immédiatement la réaction chimique s'est faite et les bulles de gaz sont apparues par milliers. Au bout de 24 heures, j'avais des résultats concluants. La rouille tout comme la peinture etaient bien attaquées.
Je précise aussi que j'ai essayé avec différents morceaux de ferrailles pour servir d'anode et plus ce recepteur metallique que vous relié donc au + de l'alimentation est gros, plus vous aurez de réaction. A signaler qu'il est déconseillé d'utiliser de l'inox pour des raisons de santé (voir les explications dans les différents liens) d'autant que les résultats sont identiques à l'acier classique. J'ai pu constater aussi que plus vous rapprochez les pièces à traiter de ce morceau d'acier qui fera receptable à rouille, plus vous aurez de la réaction.
En revanche, que vous preniez 1 kg ou 5 kg de cristaux de soude ne semble pas avoir beaucoup d'influence (pour ma part : 3 kilos dans 30 L d'eau).
Je confirme enfin que la solution de l'electrolyse semble avoir un durée de vie et donc de réutilisation assez élevée.

Ci-dessous, les pièces ont été accrochées par du petit fil metallique directement sur une grille de four qui fera office de support-conducteur.
La grille est donc posée sur le bac en plastique en veillant à ne pas toucher la plaque de fer qui fait office d'anode.
Les cristaux de soude sont deja présents, reste plus qu'à y verser l'eau.

La grille de four (et donc les pièces) sont reliées au - du chargeur. La plaque de fer est reliée au +. Le chargeur de batterie sera finalement remplacé par une alimentation de PC car plus puissante.
On aperçoit alors bien l'eau qui finit par se troubler dû au fourmillement des très nombreuses bulles naissantes

En sortant les pièces du bain, on s'aperçoit que la rouille a été remplacée par un dépot noirâtre.
Dépot plutôt épais sur les pièces les plus rouillées.

C'est alors que j'ai voulu essayé de retremper certaines pièces dans l'acide chloridrique quelques secondes, le temps d'enlever ce dépot noirâtre plutôt que d'avoir à le gratter à la brosse ou à l'eau savonneuse comme certains le préconinsent
Là, j'ai eu une surprise inattendue puisque en laissant les pièces dans l'acide chloridrique quelques instants, on a bien un beau bouillonnement comme c'est le cas habituellement mais avec ces pièces sorties de l'electrolyse, la réaction à l'acide ne dure que quelques secondes et après plus rien !!!
D'autant plus étonnant qu'en ressortant les pièces de l'acide et après les avoir dégraissées et nettoyées au chiffon, elles ont l'air d'avoir été "cuivrées" !
C'est bien une sorte d'anodisation rose-orangée que l'on peut voir déposée sur les pièces. Si effectivement c'est le cas, ce "cuivrage devrait à lui seul protéger un minimum les pièces en question d'une nouvelle oxydation. Ces pièces ont donc été laissées ainsi sans autre traitement protecteur pour vérifier si leur protection dans le temps est assurée. A ce stade et après quelques jours, ces pièces se sont bien ternies sans présenter de trace d'oxydation mais on voit clairement que cela ne devrait pas tarder.

Ci-dessous, nouvel essai avec un collecteur de GSXR. Forcément, c'est plus grand et donc il faut plus de place.
J'ai donc pris un bidon de 200 litres coupé en deux. J'y ai reversé mes 3 kilos de soude déja utilisés avec une bonne centaine de litres d'eau.
Comme le bidon est en fer, j'ai pris soin d'isoler le collecteur et le bout de métal servant de condutceur.
C'est pas flagrant sur les photos mais la réaction s'est faite comme auparavant même si c'est moins prononcé car les parois en fer du bidon ont eu aussi tendance à réagir. Il aurait fallu une source de courant beaucoup plus puissante pour que l'ensemble réagisse aussi bien qu'avant. Néanmoins, on voit bien que l'eau est sale de la rouille décollée et des nombreux morceaux de calamine qui sont sortis de l'intérieur du collecteur.

On s'aperçoit qu ca fonctionne toujours aussi bien même si ça devient plus long à traiter du fait de la grande quantité d'eau.
On voit bien la différence entre les parties traitées en premier et celles qui le seront ensuite.

 

Conclusion

Chacun trouvera le procédé qui lui convient le mieux en fonction de la nature des travaux à réaliser, de l'accessibilité des pièces, en fonction de ses moyens et de l'espace dont il peut disposer.
Une chose est sûre : après traitement du métal et donc mise à nu de celui-ci, il commencera à s'oxyder en seulement quelques minutes car il ne sera plus protégé.
Cela est d'autant plus vrai si l'on utilise un procédé qui laisse un film épais sur la pièce. Tous les procédés en laissent un plus ou moins résiduel. C'est pour cela qu'il m'arrive parfois de nettoyer chacune des pièces avec un chiffon une fois qu'elles ont été traitées et séchées et juste avant de les protéger.
Justement, pour éviter que ça "rerouille" aussi vite, la seule façon est de retraiter rapidement chaque pièce. Pour cela, le plus efficace est de procéder à un nickelage ou à un zingage (la méthode est l'une de celles abordées dans la page suivante). Sinon, il faut passer un primaire phosphatant. Ce n'est ni une peinture ni un aprèt, ça ne couvre pas le métal mais produit une réaction en surface qui "passive" le métal vis à vis de la rouille (pas indéfiniment quand même!). Ensuite appret, peinture ... On le trouve chez les fournisseurs de carrossiers ou pour la restauration de voitures anciennes.
Dans le pire des cas, on peut passer un vulgaire coup de peinture en bombe aérosol qui aura au moins le mérite de protéger quelques jours en attendant le retouchage de la pièce. Enfin, dernière solution, plonger la ou les pièces dans de l'huile moteur (même de vidange) qui protégera le temps nécessaire pour redégraisser la pièce et la protéger avec une meilleure solution.

On voit bien sur la vis ci-dessous la différence entre une partie zinguée (en brillant) comme il se doit sur toute vis et une partie anciennement oxydée et donc détartrée mais qui désormais n'a plus de protection.